Est-ce trop?
Comme beaucoup d'entre vous j'ai un compte Facebook, que j'entretiens avec ferveur et grand plaisir. J'ai eu un compte Hi5 dans le temps mais m'en suis débarassée lorsque j'ai compris que Facebook remplissait le même mandat mais dans un format qui me semblait beaucoup plus fonctionnel. J'ai donc commencé ma carrière facebookienne comme tous: je m'en servais comme d'un outil pour raviver de vieilles relations, retrouver des amis d'enfance et, avouons le, épier la vie des autres. Parce que c'est quand même l'une des choses les plus tentantes: cliquer sur les photos, découvrir qui est marié, qui est en couple, qui travaille, qui étudie, qui fait la fête, qui voyage...etc.Mais après chaque petite tournée sur Facebook je me sentais comme si j'avais fait quelque chose de mal...un peu comme si j'avais pas de vie moi. Alors que, si si, j'ai une vie, je fais des choses moi aussi, je vous le jure. Mais je ne pensais pas que Facebook était le lieu pour en parler, je n'avais pas envie d'avoir l'impression de m'afficher. Alors j'ai continué comme ça, avec mes séances de voyeurisme déguisé qui se terminaient souvent par un double sentiment de supériorité (pfff je ne fais pas que ça moi) et d'infériorité (oh, je ne fais pas tout ça moi) avant de comprendre (aidé par un ami duralien au nom de code de "Marco") que Facebook était en réalité l'ultime outil de promotion. Et par promotion je ne pense pas uniquement à ceux qui font directement dans la promotion de leur produit ou service mais plutôt à tout ceux qui font la promotion de leur réussite personnelle et qui ainsi publicisent tous les grands moments de leur vie (les 350 photos de mariage, les 60 photos du premier anniversaire du bébé, les 50 photos de la cérémonie de remise de diplôme du troisième post-doc) ou ceux qui montrent au monde entier leur popularité avec leur 3500 amis, 2500 photos taggées prises dans les boîtes de nuit du monde entier: Paris, Miami, Dakar, Melbourne, Port-au-Prince, Kingston...
Après avoir fait cette, assez logique (et simple finalement...) découverte sur les dessous de Facebook j'ai enfin commencé à percevoir mon profil de manière différente et ai commencé à publiciser mes activités. Je n'en ai pas rajouté des couches sur ma vie sociale mais ai plutôt commencé à partager avec une facilité assez déconcertante les nouvelles sur les émissions, Durala en particulier, provocant même des débats sur ma page perso...mais c'est un autre débat!
Ce qui est absolument génial avec l'ère dans laquelle nous sommes - celle de l'internet participatif - c'est qu'elle nous donne des outils gratuits et très faciles d'utilisation pour nous réunir autour d'un concept ou cause qui nous meut et partager des informations, débattre et surtout défier le statut-quo. Aujourd'hui, se contenter des situations que l'on trouve inacceptable devient de plus en plus abérrant. Partout dans le monde il y a des personnes qui partagent des mêmes points de vue, un même esprit, des mêmes ambitions et des outils tels que Facebook, MySpace, Twitter, un blog, un podcast, une chaîne Youtube et j'en passe permettent de supprimer les barrières créées par les frontières physiques et l'espace, crééer des pôles d'influence et provoquer des changements: mineurs ouy majeurs qu'ils soient.
J'ai donc une page Facebook; j'administre avec Ansfrid les Groupes Facebook de Durala et Lisdla; ai une page MySpace, une page Twitter, une page YouTube , une page LinkedIn et administre en compagnie du team duralien plusieurs blogs tout en gèrant le site web de Durala/Njoya Magazine. Et en fait ce n'est pas tout puisque les émissions aussi, Durala et Les Idées Sont Dans l'Air sont diffusées uniquement par l'intermédiaire de World Wide Web.
Est-ce trop? Parfois certes il y a des outils que je met à jour moins souvent que je ne le souhaiterais (damn full time j.o.b.! lol) mais je pense que c'est nécessaire pour nous puisque ce que nous souhaitons c'est parler avec les gens, passer un message, partager les fou rires et délires qui nous définissent en tant que groupe dont le véritable profil est hors de toutes les généralisations dont il continue de faire l'objet.
Bref, tout ça pour dire que le web africain 2.0 et 3.0, si j'en parle, c'est surtout parce que je le vis et qu'il m'anime. Je vais juste faire attention à ce qu'il ne me bouffe pas ;)





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