11 févr. 2009

De l'Africophilie et du Duralisme

J'ai passé un petit moment avec Dédy Smith aujourd'hui. Qui est Dédy Smith me demanderez-vous? C'est avant tout un pote, c'est ensuite un des contributeurs principaux du site web Ananzie.net que j'ai mentionné ici et plusieurs fois au cours des émissions radio comme par exemple au cours de l'émission spéciale. Écoutez l'extrait avec Dédy ici (hilarant d'ailleurs, on y reviens sur le fameux incident sur une affaire de lolos...) (si vous lisez ce post sur Facebook, veuillez cliquer ici pour écouter l'extrait)




Les textes de Dédy sont des décryptages de notre monde afro, des réalités de notre jeune génération africophile et les rencontres avec lui sont toujours constructives puisque nos habitudes journalistiques nous poussent toujours à se poser des questions au sujet de nos projets respectifs.
Nous avons comme points communs l'africophilie et le duralisme. Ces deux mots, que Jessica et moi avions créé au début de l'aventure avec Njoya Magazine sont maintenant des mots qui font partie intégrante de mon vocabulaire et de celui de mes proches et qui nous permettent de définir de manière simple et claire les concepts qu'ils représentent.

Être Duralien c'est plus qu'être un membre de la diaspora, c'est plus qu'être un métisse culturel, c'est plus qu'être un immigrant. Être Duralien c'est avant tout se ressentir culturellement proche d'une rive et d'une autre simultanément, mais c'est également assumer sereinement la richesse du mélange qui fait notre spécificité.
Être Duralien c'est également refuser d'être simplement classé dans une catégorie sans avoir voix au chapitre, c'est prendre en main notre image et notre voix et surtout c'est partager avec le monde notre créativité.
La duralienne que je suis est également entièrement Africophile...Cet autre mot est né de la volonté que Jessica et moi avions de réunir le plus de personnes possibles autour du concept de Njoya Magazine. L'idée était de ne pas uniquement nous adresser aux Africains mais également à tous ceux qui ont un lien affectif direct ou indirect et/ou un intérêt quelconque pour le continent.

Être Duralienne m'apporte une certaine ouverture d'esprit avant tout. Elle fait également que j'ai un besoin viscéral de communiquer avec mes amis duraliens pour les sentir proches....parce qu'être Duralien ça veut souvent dire qu'on a des "siens" qui sont loin.
Être Africophile et Duralienne fait que j'ai un intérêt pour ce qui se passe autour de moi (en tant que Duralienne) et notamment pour ce qui se passe sur le continent Africain (en tant qu'Africophile).
Être humaine fait que je n'aime pas qu'on me sous-estime, qu'on me manque de respect, qu'on me prenne pour une demeurée. Mais chaque jour lorsque je surfe sur le net, je lis des commentaires de blog (voir numero 79 ici), je regarde des documentaires en ligne ou je découvre un nouveau bouquin sur l'Afrique et/ou les Africain/cophiles je me retrouve souvent avec, non seulement, le sentiment qu'il y a quelque chose qui ne va toujours pas, mais surtout avec la certitude qu'il est maintenant venu le moment de prendre en main notre propre communication et notre propre image. Il ne s'agit pas de manipuler l'information il s'agit de la faire passer par notre filtre, d'y ajouter notre point vue, d'y mettre notre pincée de cube Maggi et de dire haut et fort que non, nous ne sommes pas des idiots, nous ne sommes pas des clichés, vous ne nous connaissez pas, et voici qui nous sommes.
C'est ce que l'on tente de faire ressortir tous les vendredi à D'Une Rive A L'Autre. Je pense que c'est ce qui en fait la spécificité en tant qu'émission de radio destinée aux africophiles. Nous avons l'immense chance d'avoir un outil pour parler avec le monde entier et il y a des plus en plus de gens qui écoutent et qui se reconnaissent dans cette voix, dans ce ton et dans ces questionnements et j'en suis ravie.

La prochaine étape est pour moi de parvenir à encourager les commentaires de tous les duraliens sur ce qu'on dit et ce qu'on fait et, tel que je le disais à Dédy, c'est aujourd'hui l'un de mes défis majeurs et j'espère dés maintenant lire les commentaires de mes 10 abonnés fidèles (Audrwey, La Sénégalaise, Ndack, Afro-Revolution, Yaye Marie, JayCyKa, Felyken, Le Niba, Christus et Amina) et de tous mes amis qui se sentent Duraliens, Africophiles ou les deux.

Au cours des prochaines heures/jours le groupe Facebook de Durala va changer et devenir de plus en plus actif pour tenter d'amener le plus en plus de discussions entre Homo Duralensis.
Pour en devenir membre cliquez ici and stay tuned dear "coast-to-coasters" ;)

3 comments:

Anonyme a dit…

Bonjour la miss, déjà je peux te féliciter pour ce blog duralien très enrichissant qui complète à merveille l'émission "Durala", just keep it up, et merci d'essayer de nous décrisper afin qu'on participe à notre propre developpement, c'est encourageant :)...juste pour rejoindre ton idée, c'est vraiment le moment de prendre en main notre propre communication et notre propre image...en commençant par avoir plus de visibilité et aussi de solidarité...
Merci pour ton initiative...

Le Niba a dit…

Belle initiative, c'est le moment de rehausser notre image et d'être encore meilleur...Le web 2.0 africain arrive à Montréal, on sort bientôt de l'usine...et chapeau pour Durala, c'est un bel exemple.

Khady Beye a dit…

Merci à vous deux d'être de la partie! "Nous décrisper afin qu'on participe à notre propre développement" je trouve que c'est génial comme formule, il s'agit exactement de cela...

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