3 janv. 2010

Jacob's Cross: une série à découvrir

Ah que j'aime Canal + Horizons :)

J'ai découvert cette semaine une série télé du nom de Jacob's Cross qui a tenu ma famille en haleine! Tournée en Afrique du Sud et en Namibie elle raconte l'histoire d'une famille nigériane, les Abayomi, propriétaire d'une grande entreprise pétrolière basée à Johannesburg. Le père de famille et dirigeant de l'empire Abayomi avait, dans sa jeunesse, eu une liaison avec une chanteuse sud africaine du nom de Thembi, de laquelle était née un fils, Jacob. Lorsque le père Abayomi tombe malade, c'est à ce dernier qu'il décide de confier la gestion de l'entreprise...ignorant les ambitions de son autre fils Bola...La trame est passionnante: amour, gloire, beauté, trahison, violence, mystère; les décors sont magnifiques, le jeu des acteurs très crédible et la réalisation rappelle parfois 24h Chrono avec les séparations d'écrans qui par moment nous présentent différentes perspectives d'une même scène. (voir des extraits ici)


Cette série diffusée sur la chaîne sud-africaine M-Net depuis 2007 en est à sa troisième saison et n'a rien à envier aux séries américaines reprises dans le monde entier. Dans la foulée de ma découverte de la musique Highlife en 2008 puis de Nollywood en 2009, cette série me donne envie de me plonger à nouveau dans les productions culturelles de l'Afrique anglophone dont la qualité et diversité sont en voie de définitivement briser nombre d'idées reçues quant à une éventuelle incapacité du continent à produire des émissions d'excellente qualité qu'il est possible d'exporter dans le monde... Visitez le site de M-Net pour des épisodes entiers..

1 janv. 2010

3 ans / 2190 clichés

Le temps passe.
Et vite

Je suis tombée, il y a deux semaines, sur un de mes anciens journaux intimes. J'avais cette habitude, dans mon adolescence notamment, de me raconter ma vie et me poser des questions sur papier.

Je ne sais pas exactement pour quelle raison je le faisais. Pour me vider le cœur? Pour comprendre? Pour la postérité? Pour me souvenir? Je ne sais pas. Je ne sais plus.

Je suis donc tombée, un peu par hasard, sur un cahier datant de 2003, il y a 6 ans.
Le jour même en faisant une recherche sur Google des termes "montage vidéo" je tombais sur cette vidéo: Noah Kalina décide en l'an 2000 de se prendre en photo chaque jour pendant 6 ans.

Ce que je trouve fascinant c'est la constance dans son expression. Malgré les changements de coupe de cheveux, de lumière, de décor; l'essence semble demeurer la même. On reconnaît dans son regard les bons et mauvais jours, mais il semble rester toujours le même homme...en naturelle évolution.

En relisant mon journal, la même impression: malgré le temps qui passe l'essence reste la même: alors que certains questionnement demeurent, d'autres ont trouvé réponse, les ambitions se clarifient, les rêves prennent des couleurs, prennent forme. Même si ma première réaction a été :"'tain Khady mais évolue-eeeuuuhh"; maintenant rentrée à Dakar, en visite chez les miens, je retourne dans la peau de mon adolescence tout en vivant le présent d'une jeune femme pleine de projets pour les années à venir...Projets qui prennent souvent leur source ici, sur ce blog qui documente mon aventure duralienne, son évolution, ses jalons, son futur.

En ce début d'année 2010, 3ème anniversaire de ce blog peu prolifique (mais tellement proche de mon cœur) je vous souhaite, duraliens et duraliennes, de demeurer vous mêmes, garder votre essence, aimer votre histoire, tout en allant de l'avant avec force et ambition et partageant avec le monde, tel Noah par cette vidéo et très modestement moi-même par ce blog, le fruit de votre créativité pour vous vider le cœur pour comprendre, pour la postérité, pour vous souvenir...

Bonne année à vous tous et que Dieu nous garde en bonne forme physique et mentale pour aller de l'avant avec force.

7 déc. 2009

Anciens Repères et Nouvelles Images

Afriques Nouvelles Images.

Le nom de cet organisme a été mûrement réfléchi.

Afriques, car notre continent est pluriel.
Nouvelles, parce qu'il est temps de montrer les Afriques sous une lumière inédite aux yeux de ceux qui, trop longtemps, n'ont su d'elle que ce qu'ils ont vu dans les journaux TV.
Images, parce que c'est d'abord avec les yeux qu'on apprécie leur travail.
Afriques Nouvelles Images est un organisme né en 2009 dont l'objectif est de réunir photographes africains (du continent et de la diaspora) et photographes des Amériques encourageant ainsi les échanges entre des artistes aux cultures et histoires qui ne cessent de s'entrechoquer et s'emmêler.

La dernière exposition d'Afriques Nouvelles Images s'appelle Repères et on y découvre les œuvres de six photographes montréalais africophiles. Chacun à leur manière, ils nous montrent une image de l'Afrique et de sa diaspora: les rues de Dakar entre délabrement et marketing de masse avec Eva Quintas, les couleurs de Bamako avec Serge Emmanuel Jongue, des familles haïtiennes de St-Michel avec Gabor Szilasi, le Petit Maghreb montréalais avec Vincent Meurin, des studios et chambres noires avec Michel Campeau et, enfin, une Family Story avec Gregory Jean-Baptiste qui nous montre des objets portant en eux l'histoire d'une famille.
Mon regard s'est d'abord posé sur les photographies d'Eva Quintas: ma ville, Dakar, des images vues et revues qui, présentées dans une salle d'exposition en plein Montréal, touchent une corde sensible: "Ça c'est chez moi" ai-je immédiatement pensé.

J'ai ensuite passé un long moment devant les images qui m'ont le plus émues: celles de Serge Emmanuel Jongue. Il a immortalisé dans son œuvre La Ville Rouge, le mouvement de Bamako. Les images sont un peu floues, les couleurs vives et la mosaïque d'images finale nous transporte dans la capitale malienne dont on voit le mouvement et ressent la chaleur. Sans focus automatique, l'artiste parvient pourtant à capter de manière extraordinaire des détails ordinaires du quotidien et c'est comme si on y était. Parti trop tôt (il est décédé en 2006) il nous laisse une œuvre extraordinaire, à découvrir absolument.

L'exposition Repères sera à la Maison de la Culture de Côte-des-Neiges 5290 Ch. De La Côte Des Neiges jusqu'au 23 décembre 2009.

Écoutez l'entrevue avec la commissaire de l'exposition et co-fondatrice d'Afriques Nouvelles Images Erika Nimis ici




27 nov. 2009

De la diversité culturelle dans les médias québecois...

La semaine dernière c'est en compagnie d'Harry Delva, avec lequel j'ai eu le plaisir de faire la couverture d'Opale Magazine, que j'étais interviewée par Raymond Desmarteaux sur Radio Canada International, pour parler de diversité culturelle dans les médias du Québec. Écoutez l'entrevue avec le lecteur ici-bas ou cliquez ici



Y a-t-il de la diversité dans les médias québécois? Oui. Bien que la seule chaîne montréalaise qui en faisait son cheval de bataille, CJNT Montréal, semble être en voie de disparition dans l'indifférence médiatique générale; il reste qu'il y a quelques représentants de la diversité dans les médias québécois. Le problème ne réside, selon moi, pas dans la présence ou non de diversité dans les médias, mais bel et bien dans les rôles qui leurs sont attribués et ce qu'ils représentent.

A quoi peuvent bien servir les minorités à l'écran, me direz-vous? Un exemple très grossier me vient à l'esprit.
Je regardais une émission sur MTV...je pense que c'était Diary, une émission au cours de laquelle on suivait un artiste dans ses activités quotidiennes pendant une courte période...C'était il y a plusieurs années et le rappeur T.I., originaire d'Atlanta, était le protagoniste de cet épisode. On le voyait, à un moment donné regarder la série Friends; vous la connaissez tous cette série; un groupe de jeunes professionnels blancs dans la trentaine qui vivent à New York... Et T.I. de faire le commentaire suivant "Quand je regarde cette émission j'ai l'impression de voir comment vivent les blancs".
C'était il y a longtemps; malheureusement, je n'ai retrouvé ni l'extrait ni la citation exacte mais je me souviens que ce commentaire m'avait vraiment fait rire et je trouve maintenant qu'il est très évocateur et montre un effet de la présence de la diversité à la télévision en particulier et dans les médias en général.

Voir différentes communautés culturelles à l'écran permet aux téléspectateurs de créer des liens, de trouver des points communs, des terrains d'entente avec ces minorités qu'ils croisent toujours sans véritablement les connaître. Là où on partage son bus, son métro, son restaurant, son hôpital avec des personnes venant du monde entier; il est certes intéressant de voir une émission communautaire où le Chinois parle de son coin de paradis perdu ou d'entendre parler au journal télévisé des dernières frasques d'un dictateur africain, mais il est peut-être d'autant plus important de pouvoir avoir à l'écran un fils de Cambodgien qui a grandi au Canada défendre la dernière performance de l'équipe de Hockey nationale, un québécois d'origine malienne analyser la dernière sortie politique du premier ministre, ou une sénégalaise d'origine italienne installée au Québec parler de la dernière tendance technologique qui va changer le monde. La diversité à l'écran, à la radio, sur les magazines, permet à chaque téléspectateur d'accueillir plus aisément ensuite la diversité dans son pays, dans son quartier, dans son environnement de travail et, enfin, chez soi. Cela permet d'assimiler des standards de beauté diversifiés, de se familiariser avec des réalités et points de vue différents car colorés par les expériences multiculturelles cueillies ici et là par les voyageurs et par ceux qui ont des parents venus d'ailleurs...

Mon point de vue là dessus est clair, la diversité dans les médias est-elle une obligation? Non. Une nécessité? Oui. Un enrichissement? Oh que oui. Pour l'instant les nouveaux médias comblent un vide même s'ils ne peuvent tout faire car ils s'adressent à un public qui souvent fait l'effort de venir chercher la diversité là où il peut la trouver (et qui donc fait d'ores et déjà preuve d'une ouverture hors du commun) par opposition aux médias généralistes qui peuvent imposer un changement à un public initialement peu ou pas intéressé. Les médias traditionnels étant fort intéressés et attentifs aux évolutions des nouveaux médias on peut s'attendre à un changement... le "quand" et le "comment" restent à définir et nous, jeunes acteurs de la diversité culturelle médiatique, en sommes les artisans. C'est donc à nous de décider.


15 nov. 2009

Blog blackout 2 / Colour your vision

Le second blackout de l'année. Ne pensez pas que je délaisse ce blog. Certes l'activité y a été très limité au cours des dernières semaines mais il ne s'agissait que de reculer pour mieux sauter :)
Si 2008 avait été une année pleine de nouveautés et d'excellentes surprises 2009 aura été l'année de l'organisation. Je le mentionnais dans l'article sur Opale Magazine, j'ai un nouveau bébé, et s'il n'est pas en chair et en os et ne demande pas de changement de couches, il me vaut quand même des réveils nocturnes et beaucoup d'attention...d'où mon long silence bloggestre. Son nom est Conceptions KB et il a officiellement vu le jour. Qu'est-ce que Conceptions KB me direz-vous? C'est à la fois une agence de communications multiculturelles et une maison de production. Avec Conceptions KB l'objectif est d'offrir des services en communications et marketing avec une coloration multiculturelle mais également de mettre notre créativité au service de la production de contenu multimedia, comme nous le faisons depuis 4 ans avec l'aventure duralienne. Produire et réaliser des émissions, définir des concepts, aider des créatifs à exprimer clairement leur rêve et les aider à bâtir une structure pour le partager avec le monde, et ce, d'une culture à l'autre et d'une rive à l'autre... Voici donc un nouveau défi qu'il nous reste à relever et qui, je l'espère, permettra, entre autre, à l'aventure duralienne de prendre toute l'expansion que je lui souhaite.

Pour plus d'informations cliquez ici et pour vous joindre à l'aventure...faites moi signe!

19 oct. 2009

The Afro CoverGirl part 1

Donc voilà, je fais la couverture du quatrième numéro d'Opale Magazine sorti en kiosque vendredi dernier, le 16 octobre 2009.

C'est assez gros comme truc...En tout cas dans ma jeune carrière c'est un événement qui mérite mention et qui va, si le Ciel me l'accorde, un jour susciter la curiosité de ma descendance... Bref, comme disent les anglophones "It's a big deal"...

"It's a big deal" parce que ça expose le travail que j'ai accompli avec mes amis duraliens au cours des 4 dernières années et celui qui lui a servi de base précédemment et surtout, parce que c'est inattendu. Ça me fait un peu penser à la victoire de notre premier titre d'Émission de l'année en 2008. Pourquoi était-ce si important pour moi? Parce que je ne l'avais pas vu venir. Parce que quoi que l'on fasse avec Durala je ne pense jamais vraiment aux honneurs. Bien sur, je les espère, comme toute personne qui espère que son travail soit apprécié, mais lorsque tous les vendredis je dis "Bonsoir à tous, auditeurs et auditrices de CHOQ FM et bienvenus à D'une rive à l'autre" je n'y pense plus.

Ce que cette couverture représente pour moi est assez bizarre parce que, non seulement, elle me prouve que le projet duralien a un écho, mais également, parce qu'elle me pousse à aller plus loin, à faire plus. Elle me montre que faire ce que j'aime en toute sincérité peut avoir un impact plus large que tout ce que j'aurais pu imaginer quand j'ai tenu entre mes mains la première épreuve de Njoya Magazine, lorsque j'ai complété la première feuille de route de Durala, quand on a eu la folle idée de faire une émission de 5 heures etc.

Alors voilà, pour honorer cette première dans ma vie j'ai travaillé avec Laurence de Tala Productions pour produire ici bas un souvenir de cette journée où l'on voit Khady la Diva (1:41) et Khady la fille (6:02), Khady la super confiante (1:01) et Khady la fille qui sait pas (00:57)... bref on y voit plusieurs aspects de moi et c'est pour ça que je l'aime. J'espère que vous l'apprécierez aussi. L'expérience était superbe, le photographe Jacques Franchi, la styliste Manika Gaudet et la maquilleuse Gladys Fill; tous ont été géniaux.



Je vais profiter de ce post, avant de revenir sur le contenu de l'entrevue sur un prochain écrit, pour remercier l'équipe d'Opale Magazine pour l'extraordinaire tribune qu'elles m'ont proposée et pour la marque de confiance qu'elle représente; je l'apprécie profondément. Opale Magazine a entrepris une tâche difficile: lancer un média qui parle d'un sujet souvent galvaudé mais en réalité difficile à cerner, la diversité culturelle, et ce en s'imposant des standards de qualité très élevés. Opale Magazine a entrepris de publier un média qui répond aux intérêts et exigences des lecteurs d'une rive à l'autre (de Montréal, à Dakar, à Niamey...trois villes dans lesquelles le magazine est distribué), de créer un média qui veut s'inscrire dans la durée et qui établit les bases pour y parvenir. Je vous encourage donc à en suivre l'évolution et à leur envoyer vos commentaires également car ce média et Durala empruntent un chemin commun et il est important que les différents acteurs de la diversité et de l'africophilie se supportent et travaillent de concert.

Si vous avez déjà lu le magazine envoyez moi vos commentaires et restez à l'affût pour la suite des événements.

Merci à tous ceux qui m'ont déjà envoyé des encouragements!

6 oct. 2009

When I said "New Look"...

...I really meant "New Look"
Voici enfin le blog nouveau.
Le contenu n'a pas changé mais avouez qu'il a plus de gueule quand même?
Il dit tout: voyage, Afrique, communication, durala, moi...bref il me ressemble je trouve...non?
Dites moi ce que vous en pensez, duraliennes et duraliens, j'adorerais pouvoir prendre compte de votre avis alors que le blog va au bout de ses transformations.
Bien sur, je ne peux m'empêcher d'avoir un peu la nostalgie de l'ancien visuel, de ses couleurs, de la photo...alors pour la peine j'en garde un petit bout avec cette petite image.

21 sept. 2009

To have another language is to possess a second soul. - Charlemagne

Mon histoire avec l’Anglais commence, comme nombreux élèves de l’enseignement français, à l’école; plus précisément au collège. J’ai eu la chance de tomber sur des professeurs passionnés et compétents; mais il faut également avouer que j’étais un terreau fertile, je jonglais déjà avec trois cultures : Kocc Barma, Dante et Molière n’attendaient donc que l’arrivée de Shakespeare pour vraiment commencer à s’amuser.

Un de mes professeurs, se rendant compte de mon amour pour la lecture, m’offrit, vers la fin de mes études secondaires, un livre de John Grisham. C'était un pavé que je dévorai en vitesse en suivant le conseil de mon cher prof : "Ne regarde pas systématiquement les traductions dans le dictionnaire, tu finiras par comprendre le sens des mots en continuant ta lecture; pense au contexte!". Et c’est ainsi que j’ai fait, lisant donc un, deux, puis trois livres et découvrant une nouvelle langue tout en m'imprégnant d'une culture dont John Grisham m'ouvrais les portes, introduit par le Professeur Mendy.

C'est donc là que commence vraiment mon "anglophonisation", ce processus qui s'est poursuivi à Montréal, ville francophone et anglophone à la fois, où j'ai découvert le films et séries états-uniens en langue originale et où le monde du travail, quoi qu'on en dise, met durement à l'épreuve les unilingues; offrant donc une forte motivation pour le perfectionnement linguistique.

Depuis quelques temps, je me surprends parfois à penser et écrire en anglais...résultat; mon premier texte dans la langue de Shakespeare a enfin été publié : il s'agit de la traduction de ce post au sujet du film Punctured Hope (le réalisateur est anglophone, je lui devais bien cela!) pour le site Jamati.com...je vous invite à le lire ici.

Jamati est un portail qui prend naissance aux États Unis et qui est dédié à tout ce qui touche à l'industrie du divertissement africain: de la musique au cinéma en passant par la mode, la littérature et le sport. C'est un portail qui se concentre sur tout ce qui fait briller le continent africain en Amérique du Nord surtout mais également partout ailleurs. Il a une version francophone que vous pouvez également visiter ici et dont vous entendrez probablement parler bientôt parler sur les ondes Duraliennes.



Tout comme Jamati j'ai donc mon penchant anglophone et ai mes expressions favorites (recognize now!), mes incompréhensions (pourquoi lingerie se prononce loungeray?) et mes citations (Never be afraid to try something new...) et rêve d'apprendre une nouvelle langue et m'imprégner d'un nouveau monde...inch'Allah ;) Never be afraid to try something new right?

20 sept. 2009

La Vie, le cirque et la peur

De quoi avez vous peur?
Des chutes? Des blessures? De la mort? De l’échec? Du ridicule?

Cette question m’est venue en tête alors que j’étais à La Tohu, lors de la première du spectacle La Vie de la troupe les 7 doigts de la main.

La Vie…tout un programme : des hauts et des bas, du rire et des pleurs, de l’humour grinçant et de la folie, des risques et des chutes, des lancés périlleux et des réceptions spectaculaires…standing ovation.

La troupe les 7 doigts de la main propose depuis plus de six ans des spectacles de cirque contemporains qui vous tiennent en haleine du début à la fin. On y va du rire à la peur et de l’insouciance à la réflexion en un battement de cils, et ce sans être submergés d’effets et de mouvements aux quatre coins de la scène. Notre attention est retenue par ces 7 doigts d’une même main qui, loin d’être une anomalie sont comme une famille, comme des amis inséparables qui sont soi tous ensemble sur scène, soi un à la fois, pour raconter parfaitement une histoire dont on comprend parfaitement le début et la fin…parce qu’elle est la nôtre, on y participe et on la vit.

La compagnie les 7 Doigts de la main a été fondée par sept artistes; (ajoutant ensuite un excellent DJ, du nom de DJ Pocket qui nous sert d'entrée Shurik'n-Samurai...une des chansons phare de mon adolescence) des amis formés à l’école Nationale de Cirque de Montréal ou anciens collègues travaillant pour les plus grandes compagnies de cirque du monde. C’est en 2002 qu’ils décident de monter une troupe hors du commun avec la ferme intention de proposer des spectacles différents de tout ce qui était jusque là offert. Et c’est certainement différent, rafraichissant et excitant.

Différent de quoi, me direz-vous? Différent de l’idée de ce qui est le cirque qui était ancrée dans mon esprit depuis l’enfance avec les bêtes sauvages amadouées et les clowns au nez rouge; différent de l’idée du cirque qui était ancrée dans mon esprit depuis que j’ai découvert le Cirque du Soleil à Montréal et différent de l’idée du spectacle comme simple moment de divertissement que j’ai définitivement perdue lorsque, lors de leur spectacle Traces, le cœur serré, je me suis demandée quelles étaient mes peurs….question qui m’est venue en tête en voyant ces hommes et femmes s’élancer dans le vide, sans filet et sans peur apparente, pour réaliser une œuvre magnifique.

Que leur dernier spectacle s’appelle La Vie et parle tout au long de la mort – cause de peur, par excellence - la mettant en scène avec humour, sensualité et esthétique m’a remis en tête cette question.
Les brillants membres des 7 doigts de la main n’ont-ils pas peur du vide? Des chutes? Des blessures? De la mort? De l’échec? Du ridicule? Sans doute, puisqu’ils sont humains. Mais si faire face à leurs peurs en développant leurs forces et passions donne La Vie, ça me donne envie de me lancer aussi. N’est-ce pas de cela qu’il s’agit? Oublier peurs, travailler avec les siens pour créer du beau, nouveau, utile…C’est ça la vie…non?

Si vous en avez l'occasion allez voir ce magnifique spectacle. Ils quittent Montréal pour l'instant mais seront de retour le 16 février 2010 pour un nouveau spectacle PSY. Et je vous en tiendrai, bien entendu au courant si La Vie revient. En attendant visitez le site de la Tohu pour découvrir d'autres troupes et d'autres spectacles à l'affiche bientôt.



14 sept. 2009

Une dose de Canada

En ai-je déjà parlé sur ce blog? Je participe, une à deux fois par mois, à l'émission Tam-Tam Canada sur les prestigieuses ondes de Radio Canada International. Encore une fois, cette collaboration est née de Njoya Magazine que j'allais promouvoir en 2007 avec quelques entrevues radio, tournée de promo qui me valu la rencontre de la belle équipe de Tam-Tam au sein de laquelle j'ai, d'ailleurs, noué de belles amitiés.

Cette tournée de promo est même à l'origine de la création de ce blog. Voyez ici l'Acte de Naissance. Ce blog est né de la question que m'avait posée une jeune femme qui était également une invitée de l'émission en 2007. Relire l'Acte de Naissance aujourd'hui me fait d'ailleurs sourire parce que je me rend compte que je suis, somme toute, restée fidèle au mandat que j'énonçais sans trop y réfléchir en 2007. L'envie de définir le duralisme, ou plutôt mon duralisme (car chacun définit le sien n'est-ce pas?...) en partageant quelques réflexions et éléments de mon quotidien demeure, 2 ans plus tard, la raison d'être de ce blog que j'aime tant.

Aujourd'hui j'étais à Tam-Tam Canada donc....Cette émission animée par Raymond Desmarteaux, animateur à la personnalité exquise et dont j'adore le style, s'adresse aux nouveaux arrivants, immigrants récents ainsi qu'aux auditeurs de l'étranger. Je fais partie de la clique de chroniqueurs qui donnent leur regard sur l'actualité. Nous commentons l'actu canadienne et internationale en désignant ce qui est selon nous la nouvelle de la semaine, la personnalité de la semaine, le héros/zéro de la semaine etc.
J'adore participer à cette émission car elle m'oblige à sortir de mes domaines d'intérêt habituels pour regarder de plus près l'actualité canadienne...bref, chaque mois, Tam-Tam m'oblige à prendre une salutaire dose de Canada.

Je vous invite à l'écouter tous les jours sur RCI et à écouter ma participation d'aujourd'hui ici-bas ou en cliquant ici. Raymond y fait référence à ma voix qu'il définit comme étant une voix de "vendredi soir"...ça tombe bien non? Bonne écoute :)

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