23 juin 2010

"Fais bon accueil aux étrangers, car toi aussi, tu seras un étranger." - Roger Ikor

Vivre toute une vie sans passer, ne serait-ce qu'un jour, dans les souliers de l'étranger, est-ce possible?
La vie d'étrangère je la connais si bien que je l'aime, la revendique et lui ai même cousu une robe fleurie, légère et romantique avec le concept duralien. Il y a en effet, je trouve, quelque chose de romantique dans la situation d'étranger. Cette position d'outsider qui parvient à s'intégrer, à la sueur de son front, à force de d'adaptation, changement d'accent, d'habitudes, de réalités... La majeure partie de ce travail se fait avec le cœur, les sentiments, la passion pour ce nouveau projet de vie qui nous a mené ailleurs; loin de nos réalités, de nos facilités. L'étranger; celui qui un instant porte les couleurs de son pays, l'instant d'après arbore le blason de son intégration, comme un caméléon en constante adaptation, comme si c'était tout naturel...

Pourtant l'intégration, l'adaptation – même lorsqu'elle est aisée – est faite de petites incompréhensions, d'histoires drôles, de quiproquos. Lorsque la vie nous a moins gâtés elle peut être faite de déchirures, de blessures profondes. Dans tous les cas elle forge nos caractères, nous permet, lorsque notre être atteint son épanouissement complet, d’inscrire, sans avoir peur d’être contredits, en caractères gras sur notre curriculum vitae que nous sommes flexibles, ouverts au changement, avons une grande facilité d’adaptation et aisance communicationnelle…

Pour ma part la vie d’étrangère a été parsemée de quelques petites déchirures – celles de la vie, la tristesse d’être loin, l’incertitude etc. – et de petites histoires d’enfance, apprentissages. Un exemple? True story : je portais un appareil dentaire quand j’étais gamine. Inutile dire que je le détestais de tout mon cœur de pré-adolescente, mais ce n’était rien de vraiment particulier puisque la moitié de mes amies romaines en étaient également affublées. Nous formions une sorte de consœurie de fillettes aux dents de métal et nous finîmes par nous habituer à ce statut temporaire qui allait nous permettre, 24 mois et autant de séances de torture chez le dentiste plus tard, de fièrement sourire de nos 32 dents parfaitement alignées. Cela faisait déjà plusieurs mois que j’avais mon appareil dentaire. Je ne le voyais plus, je m’y étais habituée. Arrivée à Saint-Louis pour mes vacances d’été tout le monde avait les yeux sur moi. J’ai tout eu. De Robocop à « Beuñou or » (Dents en or en wolof). Lourd? Oui. Grave? Non. 
Ma vie est pleine de ces petites histoires de vie telles que celles-ci, histoires que nous vivons tous, duraliens précoces qui avons, dans notre enfance, vécu et grandi dans plusieurs coins.

Je travaille sur un projet intéressant ces jours-ci à Radio-Canada. Un projet qui se nourrit du duralisme et de ces anecdotes et aboutira, si tout se passe bien,  sur une mini-série d’animation qui sera dessinée par des enfants sur le continent et diffusée sur le web, la télé, ici et au pays. L’objectif est de sensibiliser aux réalités de l’immigration ces enfants qui seront, pour la plupart, amenés à s’éloigner de leur terre natale, que ce soit sur le continent ou ailleurs. Vous aimeriez participer? Contactez-moi et racontez-moi ces situations dans lesquelles vous vous êtes sentis « étrangers » dans une nouvelle société d’accueil par votre méconnaissance des réalités, votre curiosité, votre surprise. Ce peuvent êtres des histoires drôles ou tristes: peu importe, il suffit qu’elles soient réelles et que vous, vos enfants ou une toute autre personne de votre entourage, les ayez vécues. Ce peuvent êtres des histoires de votre enfance ou de votre âge adulte, en autant qu’on puisse les adapter au contexte d’un enfant. N’hésitez pas, participez et partagez. Que vous soyez un sénégalais, australien, français, congolais votre anecdote africophile m’intéresse. Faites-moi signe maintenant, quelques mots et je vous appelle, ou que vous soyez sur la planète.

4 mai 2010

She's back

Yes

She's back
It's been a long while.
I'm sorry.

Dans le monde du "bloguisme" il n'y a d'insulte plus grave que l'inactivité, le silence.
Pour cela, chers amis, je vous présente mes plus plates excuses.

La dernière fois que j'écrivais sur ce blog j'étais au bled, au pays, chez moi, au Sénégal...et je regardais Jacob's Cross en savourant un madd...ah...good times...

122 jours sont passés, et chaque matin je pensais à ce blog que je délaissais. Il me faut l'avouer; ce blog suit et représente mes états d'âmes. Si vous remarquez un silence, un trop plein, un changement, un excès: ne cherchez pas midi à quatorze heures; mon cœur est dans le même état. Alors, pendant ces 122 jours je n'ai pas écrit car j'étais en pleine restructuration de mon quotidien, en plein réévaluation de mes attentes, de mes projets et, bien que j'aie eu à maintes reprises des envies de vous tenir au courant, d'écrire, je n'y arrivais pas...Il me fallait ordonner mes priorités avant de parvenir à adéquatement partager mes réalités duraliennes (j'allais oser un énième néologisme avec "mes duralités" mais je me retiens...)

Ceux d'entre vous qui écoutent Durala pourront en témoigner, je ne suis pas moins volubile. Mais si m'adresser aux duraliens par ma voix est devenu une seconde nature, faire parler mon cœur, mon esprit et ma vie par la voie du texte est pour moi un exercice on ne peut plus complexe. Oui c'est de cela qu'il en retourne. Ce blog est un peu un carnet intime, voyez-vous. C'est incontestable...d'ailleurs, en reparcourant ce blog aujourd'hui (car je l'ai, par culpabilité, soigneusement évité pendant au moins 100 des 122 derniers jours) j'ai trouvé un dose de moi (parfois quasiment indétectable, voire même invisible à l'œil nu mais toujours présente) dans chaque post.

Donc voilà...au cours des 122 derniers jours, de retour à Montréal, le quotidien a repris son cours. Durala-D'Une Rive A L'Autre et Lisdla - Les Idées Sont Dans L'Air, nos émissions, continuent...Durala a fêté son quatrième anniversaire avec l'émission spéciale Indispensable Afrique, Lisdla s'apprête à fêter son troisième anniversaire avec, je l'espère, une grande annonce dés la semaine prochaine (je suis superstitieuse donc je ne vendrai pas la mèche mais, s'il vous plaît, croisez les doigts pour nous...)

Sinon, la vie suit son cours, on est là, comme on le dit entre blédards africophiles, je suis là...je vais bien if you ever wondered...J'espère que vous allez bien aussi...

Restez à l'affût pour la suite...

3 janv. 2010

Jacob's Cross: une série à découvrir

Ah que j'aime Canal + Horizons :)

J'ai découvert cette semaine une série télé du nom de Jacob's Cross qui a tenu ma famille en haleine! Tournée en Afrique du Sud et en Namibie elle raconte l'histoire d'une famille nigériane, les Abayomi, propriétaire d'une grande entreprise pétrolière basée à Johannesburg. Le père de famille et dirigeant de l'empire Abayomi avait, dans sa jeunesse, eu une liaison avec une chanteuse sud africaine du nom de Thembi, de laquelle était née un fils, Jacob. Lorsque le père Abayomi tombe malade, c'est à ce dernier qu'il décide de confier la gestion de l'entreprise...ignorant les ambitions de son autre fils Bola...La trame est passionnante: amour, gloire, beauté, trahison, violence, mystère; les décors sont magnifiques, le jeu des acteurs très crédible et la réalisation rappelle parfois 24h Chrono avec les séparations d'écrans qui par moment nous présentent différentes perspectives d'une même scène. (voir des extraits ici)


Cette série diffusée sur la chaîne sud-africaine M-Net depuis 2007 en est à sa troisième saison et n'a rien à envier aux séries américaines reprises dans le monde entier. Dans la foulée de ma découverte de la musique Highlife en 2008 puis de Nollywood en 2009, cette série me donne envie de me plonger à nouveau dans les productions culturelles de l'Afrique anglophone dont la qualité et diversité sont en voie de définitivement briser nombre d'idées reçues quant à une éventuelle incapacité du continent à produire des émissions d'excellente qualité qu'il est possible d'exporter dans le monde... Visitez le site de M-Net pour des épisodes entiers..

1 janv. 2010

3 ans / 2190 clichés

Le temps passe.
Et vite

Je suis tombée, il y a deux semaines, sur un de mes anciens journaux intimes. J'avais cette habitude, dans mon adolescence notamment, de me raconter ma vie et me poser des questions sur papier.

Je ne sais pas exactement pour quelle raison je le faisais. Pour me vider le cœur? Pour comprendre? Pour la postérité? Pour me souvenir? Je ne sais pas. Je ne sais plus.

Je suis donc tombée, un peu par hasard, sur un cahier datant de 2003, il y a 6 ans.
Le jour même en faisant une recherche sur Google des termes "montage vidéo" je tombais sur cette vidéo: Noah Kalina décide en l'an 2000 de se prendre en photo chaque jour pendant 6 ans.

Ce que je trouve fascinant c'est la constance dans son expression. Malgré les changements de coupe de cheveux, de lumière, de décor; l'essence semble demeurer la même. On reconnaît dans son regard les bons et mauvais jours, mais il semble rester toujours le même homme...en naturelle évolution.

En relisant mon journal, la même impression: malgré le temps qui passe l'essence reste la même: alors que certains questionnement demeurent, d'autres ont trouvé réponse, les ambitions se clarifient, les rêves prennent des couleurs, prennent forme. Même si ma première réaction a été :"'tain Khady mais évolue-eeeuuuhh"; maintenant rentrée à Dakar, en visite chez les miens, je retourne dans la peau de mon adolescence tout en vivant le présent d'une jeune femme pleine de projets pour les années à venir...Projets qui prennent souvent leur source ici, sur ce blog qui documente mon aventure duralienne, son évolution, ses jalons, son futur.

En ce début d'année 2010, 3ème anniversaire de ce blog peu prolifique (mais tellement proche de mon cœur) je vous souhaite, duraliens et duraliennes, de demeurer vous mêmes, garder votre essence, aimer votre histoire, tout en allant de l'avant avec force et ambition et partageant avec le monde, tel Noah par cette vidéo et très modestement moi-même par ce blog, le fruit de votre créativité pour vous vider le cœur pour comprendre, pour la postérité, pour vous souvenir...

Bonne année à vous tous et que Dieu nous garde en bonne forme physique et mentale pour aller de l'avant avec force.

7 déc. 2009

Anciens Repères et Nouvelles Images

Afriques Nouvelles Images.

Le nom de cet organisme a été mûrement réfléchi.

Afriques, car notre continent est pluriel.
Nouvelles, parce qu'il est temps de montrer les Afriques sous une lumière inédite aux yeux de ceux qui, trop longtemps, n'ont su d'elle que ce qu'ils ont vu dans les journaux TV.
Images, parce que c'est d'abord avec les yeux qu'on apprécie leur travail.
Afriques Nouvelles Images est un organisme né en 2009 dont l'objectif est de réunir photographes africains (du continent et de la diaspora) et photographes des Amériques encourageant ainsi les échanges entre des artistes aux cultures et histoires qui ne cessent de s'entrechoquer et s'emmêler.

La dernière exposition d'Afriques Nouvelles Images s'appelle Repères et on y découvre les œuvres de six photographes montréalais africophiles. Chacun à leur manière, ils nous montrent une image de l'Afrique et de sa diaspora: les rues de Dakar entre délabrement et marketing de masse avec Eva Quintas, les couleurs de Bamako avec Serge Emmanuel Jongue, des familles haïtiennes de St-Michel avec Gabor Szilasi, le Petit Maghreb montréalais avec Vincent Meurin, des studios et chambres noires avec Michel Campeau et, enfin, une Family Story avec Gregory Jean-Baptiste qui nous montre des objets portant en eux l'histoire d'une famille.
Mon regard s'est d'abord posé sur les photographies d'Eva Quintas: ma ville, Dakar, des images vues et revues qui, présentées dans une salle d'exposition en plein Montréal, touchent une corde sensible: "Ça c'est chez moi" ai-je immédiatement pensé.

J'ai ensuite passé un long moment devant les images qui m'ont le plus émues: celles de Serge Emmanuel Jongue. Il a immortalisé dans son œuvre La Ville Rouge, le mouvement de Bamako. Les images sont un peu floues, les couleurs vives et la mosaïque d'images finale nous transporte dans la capitale malienne dont on voit le mouvement et ressent la chaleur. Sans focus automatique, l'artiste parvient pourtant à capter de manière extraordinaire des détails ordinaires du quotidien et c'est comme si on y était. Parti trop tôt (il est décédé en 2006) il nous laisse une œuvre extraordinaire, à découvrir absolument.

L'exposition Repères sera à la Maison de la Culture de Côte-des-Neiges 5290 Ch. De La Côte Des Neiges jusqu'au 23 décembre 2009.

Écoutez l'entrevue avec la commissaire de l'exposition et co-fondatrice d'Afriques Nouvelles Images Erika Nimis ici




27 nov. 2009

De la diversité culturelle dans les médias québecois...

La semaine dernière c'est en compagnie d'Harry Delva, avec lequel j'ai eu le plaisir de faire la couverture d'Opale Magazine, que j'étais interviewée par Raymond Desmarteaux sur Radio Canada International, pour parler de diversité culturelle dans les médias du Québec. Écoutez l'entrevue avec le lecteur ici-bas ou cliquez ici



Y a-t-il de la diversité dans les médias québécois? Oui. Bien que la seule chaîne montréalaise qui en faisait son cheval de bataille, CJNT Montréal, semble être en voie de disparition dans l'indifférence médiatique générale; il reste qu'il y a quelques représentants de la diversité dans les médias québécois. Le problème ne réside, selon moi, pas dans la présence ou non de diversité dans les médias, mais bel et bien dans les rôles qui leurs sont attribués et ce qu'ils représentent.

A quoi peuvent bien servir les minorités à l'écran, me direz-vous? Un exemple très grossier me vient à l'esprit.
Je regardais une émission sur MTV...je pense que c'était Diary, une émission au cours de laquelle on suivait un artiste dans ses activités quotidiennes pendant une courte période...C'était il y a plusieurs années et le rappeur T.I., originaire d'Atlanta, était le protagoniste de cet épisode. On le voyait, à un moment donné regarder la série Friends; vous la connaissez tous cette série; un groupe de jeunes professionnels blancs dans la trentaine qui vivent à New York... Et T.I. de faire le commentaire suivant "Quand je regarde cette émission j'ai l'impression de voir comment vivent les blancs".
C'était il y a longtemps; malheureusement, je n'ai retrouvé ni l'extrait ni la citation exacte mais je me souviens que ce commentaire m'avait vraiment fait rire et je trouve maintenant qu'il est très évocateur et montre un effet de la présence de la diversité à la télévision en particulier et dans les médias en général.

Voir différentes communautés culturelles à l'écran permet aux téléspectateurs de créer des liens, de trouver des points communs, des terrains d'entente avec ces minorités qu'ils croisent toujours sans véritablement les connaître. Là où on partage son bus, son métro, son restaurant, son hôpital avec des personnes venant du monde entier; il est certes intéressant de voir une émission communautaire où le Chinois parle de son coin de paradis perdu ou d'entendre parler au journal télévisé des dernières frasques d'un dictateur africain, mais il est peut-être d'autant plus important de pouvoir avoir à l'écran un fils de Cambodgien qui a grandi au Canada défendre la dernière performance de l'équipe de Hockey nationale, un québécois d'origine malienne analyser la dernière sortie politique du premier ministre, ou une sénégalaise d'origine italienne installée au Québec parler de la dernière tendance technologique qui va changer le monde. La diversité à l'écran, à la radio, sur les magazines, permet à chaque téléspectateur d'accueillir plus aisément ensuite la diversité dans son pays, dans son quartier, dans son environnement de travail et, enfin, chez soi. Cela permet d'assimiler des standards de beauté diversifiés, de se familiariser avec des réalités et points de vue différents car colorés par les expériences multiculturelles cueillies ici et là par les voyageurs et par ceux qui ont des parents venus d'ailleurs...

Mon point de vue là dessus est clair, la diversité dans les médias est-elle une obligation? Non. Une nécessité? Oui. Un enrichissement? Oh que oui. Pour l'instant les nouveaux médias comblent un vide même s'ils ne peuvent tout faire car ils s'adressent à un public qui souvent fait l'effort de venir chercher la diversité là où il peut la trouver (et qui donc fait d'ores et déjà preuve d'une ouverture hors du commun) par opposition aux médias généralistes qui peuvent imposer un changement à un public initialement peu ou pas intéressé. Les médias traditionnels étant fort intéressés et attentifs aux évolutions des nouveaux médias on peut s'attendre à un changement... le "quand" et le "comment" restent à définir et nous, jeunes acteurs de la diversité culturelle médiatique, en sommes les artisans. C'est donc à nous de décider.


15 nov. 2009

Blog blackout 2 / Colour your vision

Le second blackout de l'année. Ne pensez pas que je délaisse ce blog. Certes l'activité y a été très limité au cours des dernières semaines mais il ne s'agissait que de reculer pour mieux sauter :)
Si 2008 avait été une année pleine de nouveautés et d'excellentes surprises 2009 aura été l'année de l'organisation. Je le mentionnais dans l'article sur Opale Magazine, j'ai un nouveau bébé, et s'il n'est pas en chair et en os et ne demande pas de changement de couches, il me vaut quand même des réveils nocturnes et beaucoup d'attention...d'où mon long silence bloggestre. Son nom est Conceptions KB et il a officiellement vu le jour. Qu'est-ce que Conceptions KB me direz-vous? C'est à la fois une agence de communications multiculturelles et une maison de production. Avec Conceptions KB l'objectif est d'offrir des services en communications et marketing avec une coloration multiculturelle mais également de mettre notre créativité au service de la production de contenu multimedia, comme nous le faisons depuis 4 ans avec l'aventure duralienne. Produire et réaliser des émissions, définir des concepts, aider des créatifs à exprimer clairement leur rêve et les aider à bâtir une structure pour le partager avec le monde, et ce, d'une culture à l'autre et d'une rive à l'autre... Voici donc un nouveau défi qu'il nous reste à relever et qui, je l'espère, permettra, entre autre, à l'aventure duralienne de prendre toute l'expansion que je lui souhaite.

Pour plus d'informations cliquez ici et pour vous joindre à l'aventure...faites moi signe!

19 oct. 2009

The Afro CoverGirl part 1

Donc voilà, je fais la couverture du quatrième numéro d'Opale Magazine sorti en kiosque vendredi dernier, le 16 octobre 2009.

C'est assez gros comme truc...En tout cas dans ma jeune carrière c'est un événement qui mérite mention et qui va, si le Ciel me l'accorde, un jour susciter la curiosité de ma descendance... Bref, comme disent les anglophones "It's a big deal"...

"It's a big deal" parce que ça expose le travail que j'ai accompli avec mes amis duraliens au cours des 4 dernières années et celui qui lui a servi de base précédemment et surtout, parce que c'est inattendu. Ça me fait un peu penser à la victoire de notre premier titre d'Émission de l'année en 2008. Pourquoi était-ce si important pour moi? Parce que je ne l'avais pas vu venir. Parce que quoi que l'on fasse avec Durala je ne pense jamais vraiment aux honneurs. Bien sur, je les espère, comme toute personne qui espère que son travail soit apprécié, mais lorsque tous les vendredis je dis "Bonsoir à tous, auditeurs et auditrices de CHOQ FM et bienvenus à D'une rive à l'autre" je n'y pense plus.

Ce que cette couverture représente pour moi est assez bizarre parce que, non seulement, elle me prouve que le projet duralien a un écho, mais également, parce qu'elle me pousse à aller plus loin, à faire plus. Elle me montre que faire ce que j'aime en toute sincérité peut avoir un impact plus large que tout ce que j'aurais pu imaginer quand j'ai tenu entre mes mains la première épreuve de Njoya Magazine, lorsque j'ai complété la première feuille de route de Durala, quand on a eu la folle idée de faire une émission de 5 heures etc.

Alors voilà, pour honorer cette première dans ma vie j'ai travaillé avec Laurence de Tala Productions pour produire ici bas un souvenir de cette journée où l'on voit Khady la Diva (1:41) et Khady la fille (6:02), Khady la super confiante (1:01) et Khady la fille qui sait pas (00:57)... bref on y voit plusieurs aspects de moi et c'est pour ça que je l'aime. J'espère que vous l'apprécierez aussi. L'expérience était superbe, le photographe Jacques Franchi, la styliste Manika Gaudet et la maquilleuse Gladys Fill; tous ont été géniaux.



Je vais profiter de ce post, avant de revenir sur le contenu de l'entrevue sur un prochain écrit, pour remercier l'équipe d'Opale Magazine pour l'extraordinaire tribune qu'elles m'ont proposée et pour la marque de confiance qu'elle représente; je l'apprécie profondément. Opale Magazine a entrepris une tâche difficile: lancer un média qui parle d'un sujet souvent galvaudé mais en réalité difficile à cerner, la diversité culturelle, et ce en s'imposant des standards de qualité très élevés. Opale Magazine a entrepris de publier un média qui répond aux intérêts et exigences des lecteurs d'une rive à l'autre (de Montréal, à Dakar, à Niamey...trois villes dans lesquelles le magazine est distribué), de créer un média qui veut s'inscrire dans la durée et qui établit les bases pour y parvenir. Je vous encourage donc à en suivre l'évolution et à leur envoyer vos commentaires également car ce média et Durala empruntent un chemin commun et il est important que les différents acteurs de la diversité et de l'africophilie se supportent et travaillent de concert.

Si vous avez déjà lu le magazine envoyez moi vos commentaires et restez à l'affût pour la suite des événements.

Merci à tous ceux qui m'ont déjà envoyé des encouragements!

6 oct. 2009

When I said "New Look"...

...I really meant "New Look"
Voici enfin le blog nouveau.
Le contenu n'a pas changé mais avouez qu'il a plus de gueule quand même?
Il dit tout: voyage, Afrique, communication, durala, moi...bref il me ressemble je trouve...non?
Dites moi ce que vous en pensez, duraliennes et duraliens, j'adorerais pouvoir prendre compte de votre avis alors que le blog va au bout de ses transformations.
Bien sur, je ne peux m'empêcher d'avoir un peu la nostalgie de l'ancien visuel, de ses couleurs, de la photo...alors pour la peine j'en garde un petit bout avec cette petite image.

21 sept. 2009

To have another language is to possess a second soul. - Charlemagne

Mon histoire avec l’Anglais commence, comme nombreux élèves de l’enseignement français, à l’école; plus précisément au collège. J’ai eu la chance de tomber sur des professeurs passionnés et compétents; mais il faut également avouer que j’étais un terreau fertile, je jonglais déjà avec trois cultures : Kocc Barma, Dante et Molière n’attendaient donc que l’arrivée de Shakespeare pour vraiment commencer à s’amuser.

Un de mes professeurs, se rendant compte de mon amour pour la lecture, m’offrit, vers la fin de mes études secondaires, un livre de John Grisham. C'était un pavé que je dévorai en vitesse en suivant le conseil de mon cher prof : "Ne regarde pas systématiquement les traductions dans le dictionnaire, tu finiras par comprendre le sens des mots en continuant ta lecture; pense au contexte!". Et c’est ainsi que j’ai fait, lisant donc un, deux, puis trois livres et découvrant une nouvelle langue tout en m'imprégnant d'une culture dont John Grisham m'ouvrais les portes, introduit par le Professeur Mendy.

C'est donc là que commence vraiment mon "anglophonisation", ce processus qui s'est poursuivi à Montréal, ville francophone et anglophone à la fois, où j'ai découvert le films et séries états-uniens en langue originale et où le monde du travail, quoi qu'on en dise, met durement à l'épreuve les unilingues; offrant donc une forte motivation pour le perfectionnement linguistique.

Depuis quelques temps, je me surprends parfois à penser et écrire en anglais...résultat; mon premier texte dans la langue de Shakespeare a enfin été publié : il s'agit de la traduction de ce post au sujet du film Punctured Hope (le réalisateur est anglophone, je lui devais bien cela!) pour le site Jamati.com...je vous invite à le lire ici.

Jamati est un portail qui prend naissance aux États Unis et qui est dédié à tout ce qui touche à l'industrie du divertissement africain: de la musique au cinéma en passant par la mode, la littérature et le sport. C'est un portail qui se concentre sur tout ce qui fait briller le continent africain en Amérique du Nord surtout mais également partout ailleurs. Il a une version francophone que vous pouvez également visiter ici et dont vous entendrez probablement parler bientôt parler sur les ondes Duraliennes.



Tout comme Jamati j'ai donc mon penchant anglophone et ai mes expressions favorites (recognize now!), mes incompréhensions (pourquoi lingerie se prononce loungeray?) et mes citations (Never be afraid to try something new...) et rêve d'apprendre une nouvelle langue et m'imprégner d'un nouveau monde...inch'Allah ;) Never be afraid to try something new right?

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